des mots et des lettres, les mots-désirs, belles lettres

18 septembre 2019

Croissant de lune

Elle n'avait pas froid aux yeux cette muse, cette femme aux courbes célestes dont mille hommes avaient froissé son étoffe de soie pour pénétrer son sexe dodu comme un fruit et divin.
Mais qui était-elle vraiment? Venait-elle du ciel ou de la Terre?

                                                                              lune_croissant

Du paradis, de l'enfer?
Ou bien était-elle un succube mirage venu tourmenter les fils d'Adam?
Une chose était certaine. Ses lèvres charnues d'un rouge vermeil qui avaient honoré tant de phallus et ses seins fermes durcissant sous le joug de mains téméraires, s'ennuyaient de ses distractions humaines.
Et même la semence chaude de ses faibles ne se distinguait plus à ses yeux d'une quelconque eau croupie. 

La triste muse, lasse de ses bites qui se ressemblent, n'étant même plus capables de satisfaire ses désirs de femme divine, tomba au pied du ciel et fondit en larmes; larmes écrivant les versets de sa solitude sous le regard attristé du croissant de lune qui fut foudroyé par la beauté de cette créature.
Le croissant de lune, jaloux de tous ses hommes qui avaient culbuté d'amour cette déesse dans les blés, dans les cages dorées, ou les palais en cartons, voulait à son tour posséder cette femme au plus profond de sa chair.
Il chassa le nuage qui cachait sa lumière d'un vent de poussière pour illuminer la peau dorée de cette femme.
Cette dernière les yeux remplis de trop de larmes pour remarquer sa présence, le croissant de lune pervers bien qu'amoureux, usa d'un stratagème peu loyal et séduit cette femme au recours d'une sorcellerie lunaire.
Après tout dit-il: «  en amour tous les coups sont permis ».

L'objet de son désir sous son charme, il lui lança une échelle imaginaire, impatient d'assouvir son désir amoureux au gré de la passion des amants pour le moins incongrus.
Les prémices de cette union commencèrent par des caresses sensorielles.
Les mains de la muse sondaient chaque recoin du corps glacé du croissant de lune qui bandait de ces deux sexes à chacun de ses extrémités.
Ils étaient bien plus imposants que ceux de tous ces hommes réunis, qui avaient baisé cette pute céleste.
Pourtant elle ne semblait pas le moins du monde effrayée de ses deux membres lunaires qui se lubrifiaient à profusion sous ses doigts experts.
Et même son sexe à elle, semblait assez gourmand pour accueillir un des deux monstres lunaires.

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Le dilemme restait le suivant: par lequel commencer à se faire culbuter?
Le croissant de lune, n'étant pas enclin à la réflexion en pareil moment d'extase, désactiva sa gravitation légère, et de fait, pénétra violemment l'objet de son désir.
Les va-et-vient s'exécutaient au rythme des bercements du croissant de lune tout en tournoyant sur lui-même, sous le regard envieux des astres qui voulaient eux aussi participer au festin.
Elle ne pouvait pas hurler de plaisir, puisque sa délicieuse bouche était trop occupée à lécher avec délectation l'autre sexe, dans une étreinte sexuellement lunaire.
Le coït dura toute une nuit et aux premiers rayons de soleil, le croissant de lune éjacula de ses deux sexes des litres de sperme lunaire en la déesse qui explosa d'un orgasme mémorable et mourut dans les cieux en mille morceaux de poussière d'étoiles.
Ce fut la plus belle pluie d'étoiles filantes qu'on eut jamais vue.

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EFFEUILLAGE MUSICAL

 

"Déshabillez-moi, déshabillez-moi

 

Oui, mais pas tout de suite,
pas trop vite
Sachez
me convoiter,
me désirer,
me captiver
dedos
Mais ne soyez pas comme tous les hommes,
trop pressés.
Et d'abord, le regard
Tout le temps du prélude
Dévorez-moi des yeux
Mais avec retenue
Pour que je m'habitue,
peu à peu...

Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Oui, mais pas tout de suite,
pas trop vite
Sachez
m'hypnotiser,
m'envelopper,
me capturer

Avec délicatesse, en souplesse, et doigté
Choisissez bien les mots
Dirigez bien vos gestes
Ni trop lents,
ni trop lestes, sur ma peau
Voilà, ça y est, je suis
Frémissante et offerte
De votre main experte,
Allez-y..."

siren

 

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17 septembre 2019

Rencontres éther-nelles

Une rencontre nécessite deux personnes... ou plus !
Un très beau jour, je suis venu
Et elle m'a enfin reconnu
J'avais su l'emporter aux nues
Fiévreuse femelle était devenue !
Elle avait souvent eu des retenues,
Mais large est des plaisirs l'avenue
Qu'elle parcourait en ingénue.
 
Mais non, elle n'était plus cette douce ingénue,
même si elle était encore, parfois, candide.
Enfin…juste un peu… très peu…je crois…
Subrepticement, elle pensait « Mon amant inconnu m'a mise à nu
Et je n'en suis pas encore revenue ! »
Ne dit-on pas que l'élève, parfois, dépasse le maître ?
Je suis venu la chercher, l'ai emmenée à la montagne.
Cette montagne qu'elle aimait
Deux jours s'offraient à nous.
C'eût été notre première vraie rencontre.
J'avais imprudemment décidé de mener la barque.
Bien qu'il n'y ait pas la moindre barque en montagne !
Je lui demandai de me faire une promesse. Il accepta tout en conduisant.
Alors, je lui dis que nous allions vivre deux jours et deux nuits ensemble 
et que je voulais faire dès maintenant, durant ces 2880 minutes,
tout ce que je désirerais, ajoutant que c'était bien mon tour, lui qui avait tout décidé depuis le tout début.
Attentif à la route, je le vis sourire, sans dire autre chose que « D'accord ! ».
Je ne m'attendais pas à cet assentiment spontané.
La route enneigée et en lacets l'obligeait à conduire lentement, prudemment.
J'en profitais pour poser ma main sur sa cuisse, très haut.
« Tu m'as fait découvrir des caresses, des plaisirs inconnus…
J'ai envie de te faire tout ce que tu m'as offert…
J'y ai pensé, souvent, c'est devenu une sorte de fantasme… »
Elle avait fait glisser sa main entre mes cuisses, son poignet pesait sur mes couilles ; adroitement, elle défit ma ceinture, déboutonné deux boutons, regardant mon profil, mes yeux fixant la route, j'aimais son regard, depuis le début.
Je ne cillai pas quand elle glissa sa main sur mon ventre, à la limite de mon slip ; ma peau était chaude, douce, elle caressa le duvet de mon ventre, poussant un peu plus loin sa main, s'arrêtant quelques secondes quand ses doigts frôlèrent mon sexe qui, manifestement, s'éveillait.
« J'ai envie de te faire jouir, maintenant, surveille la route, laisse-moi m'exciter au contact de ta virilité, je veux que tu jouisses dans ton slip … »
 

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Je ne bandais pas encore triomphalement, je savais qu'elle adorait sentir mon prépuce humide, protégeant encore mon gland.
« Je te déconseille de prolonger ce jeu …glissant ! Imagines-tu mon état en arrivant à la réception du chalet ? Dans notre petite chambrette ? »
« Je l'imagine tellement bien !
Toi, l'homme calme, sûr de lui, se maîtrisant si bien,
toi, l'homme tendre mais autoritaire,
toi, l'amant audacieux mais souvent pudique…
Tu es tellement fin que tu ne peux pas deviner combien cela m'excite de parvenir à te déstabiliser… 
Ce beau jour rêvé est venu,
A mon tour de jouir de te mettre nu,
Impudique femelle méconnue
Je ne veux plus de retenues
Te mettre en excitation continue ! »
Je mobilisai toute mon attention sur la conduite, prenant de profondes et lentes inspirations, tentant de maîtriser, dominer les émotions qui m'envahissaient…
« Toi, mon amant moins méconnu à présent,  tu es si cérébral, tu es un intellectuel même si tu t'en défends,
et tu sais combien j'aime t'écouter, je resterai des heures à me baigner dans ta culture, toi, mon mirage devenu réalité, je veux jouir de toi pendant 2880 minutes, car je ne te quitterai pas d'un regard ni d'une semelle… »
Je tournai la tête un instant pour la regarder en souriant…
« Il nous arrivera de dormir… ton regard me quittera donc…
Mais prends conscience que si tu ne me quittes pas d'une semelle,
cela sous-entend que moi non plus, je ne serai jamais éloigné de toi, à tout moment… Et il est des moments où l'on doit être seul…»
Je tentai d'enlever sa main de mon slip…

slipblanc

(Je résistai tout en me disant que cet homme qui m'avait séduite contre toute attente était malin, très malin…)
« Tu as promis de me laisser faire… Laisse ma main tranquille… Oui, tu as raison, si je ne te quitte pas un seul instant, même en dormant,
 je sais bien que toi aussi tu seras toujours près de moi, et alors ?
C'est ce que je veux. 
Toi et moi, nous allons donc innover… et ne serons pas seuls à ces moments intimes auxquels tu fais allusion…
 Même si, en effet, cela peut être… perturbant… Mais est-ce que cela ne peut pas se révéler terriblement excitant, justement, de faire ensemble ce qu'on n'a jamais partagé ? »
 
J'avais débandé, j'adore ces moments où mon sexe se recroqueville, devient tout doux, tout petit, je devine que cela l'excite toujours, cet abandon plein de tendresse.
En outre, j'ai toujours détesté le genre d'homme qui n'a d'autre fierté que celle de leur érection !
 
« Tu débandes… mais tu es mouillé… JE te fais mouiller… »
« Voici une évidence…c'est bien toi, en effet, qui me fais mouiller… Replace mon sexe là où il doit être, nous arrivons. »
« Au creux de ton ventre
Je veux juste déposer
Un tout doux brasier.
Sur ton ventre
Quelque chose d'affolant
Du bout de mes doigts
Je veux juste glisser
Mon envie de toi
Et avoir sur mes doigts
Les secrets parfums de toi. »
 
(Il m'écoutait,  je voyais qu'il goûtait mes mots, je sentais que mes mots titillaient son sexe…
Je découvrais l'intensité de ma propre excitation que la sienne entraînait en moi.
Je me penchais vers lui, déposais un baiser léger au coin de ses lèvres, puis me penchais sans vergogne sur son sexe que j'extrayais de son slip pour glisser ma langue sur son gland légèrement décalotté.
Je refermais ensuite sa braguette. Je humais ses odeurs au bout de mes doigts puis le portais sur ses lèvres, sous son nez.)
« Renifle les parfums de ta queue, comme je viens de le faire. Aimes-tu ce que je fais ? 
 Pourquoi ne me réponds-tu pas ? Dis-moi… »
 
« Je suis heureux de te faire découvrir ce paysage, à mi-chemin entre la montagne à vaches et la haute montagne et je me réjouis qu'il y ait encore assez de neige. »
« Bien sûr, je suis très heureuse aussi, depuis le temps… mais tu ne m'as pas répondu, tu n'as pas le droit. »
« Je n'avais pas compris que tu me posais une question, tant cela me paraît évident. Oui, j'aime, pour le moment, ce que tu fais… quand tu sais t'arrêter à temps ! »
( Cet homme parvient toujours à s'en sortir, c'est un as de la pirouette ! Intelligent, malin, très joueur, à l'esprit vif et fin… mais je me promets bien de le faire pirouetter !)
« Je m'arrêterai quand cela me plaira de m'arrêter, quand je le déciderai, souviens-toi, tu as promis… »
Nous voici arrivés ; la station est charmante, pas trop grande heureusement, elle a gardé cet aspect de village de montagne, avec ces chalets de bois.
Il y a si longtemps qu'elle est venue à la montagne et elle éprouve une grande tendresse pour moi d'avoir deviné qu'elle aimerait que je l'emmène dans un petit village montagnard.
Mais si, je te réponds, bien entendu !
« Sur le bord de tes lèvres
Je veux juste déposer
Un tout petit baiser.
Sur tes lèvres
Quelque chose de doux,
Au creux de ton cou
Je veux juste déposer
Un tout petit baiser
Sur ton sexe enflammé,
Quelque chose de chaud
Sur le bord de ton cœur. »

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Rencontres

Dites-moi ! Bien Avant ?
Les Rencontres, c'était Comment

Simplement, les regards étaient " Langage "
Réellement, ce qui faisait le reste était l'audace
L'expression, l'apparence, la couleur des Yeux
Etaient autant d'artifices délicieux
Qui généraient un Art de Plaire
Mais pour bien se connaître
Tout, restait à Faire

 

Alors dites-moi, et maintenant
Est-ce vraiment différent ?

Le Net est arrivé entretemps
Dissimulés et protégés par le pseudo
La séduction est plus aisée, par les mots
Les sentiments sont plus faciles à exprimer
Même si parfois la sincérité est déguisée
Certains ou certaines, vont être tentés
Dans le couple d'aujourd'hui d'utiliser
Ces virtuels procédés pour s'évader
" Des infidélités insondables "
De nos jours inévitables

 

pan-psyche

Cette " alchimie romantique " soudain
Prend forme, les confidences vont bon train
Face aux difficultés de trouver l'âme soeur
Ils se découvrent, alors.... De l'intérieur
Des inconnus d'hier deviennent intimes
La " bouffée de plaisir " qui les anime
Leur procure un vertige somptueux
Le sentiment volatile  amoureux
De pouvoir vivre leur vie à Deux

 

S'épanouissent alors sans pudeur
Leurs " beautés " intérieures.
Sont désormais, entremêlées
Leurs pensées enlacées
Ce n'est pas le poète
Qui me contredira
Séduire, sans jamais se voir
Une relation qui est du grand Art

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Parenthèses

La vie est souvent constituée d’une succession de parenthèses qui s’ouvrent, se referment. Juste avant qu’une nouvelle prenne la suite… pour un temps…court ou long.

Je ne la connais pas mais je la connais par cœur.

ameenpeine (Copier)

Et je sais qu’elle aussi ne me méconnaît pas.
Je sais que le temps lui semble long.
Le silence envahit son appartement, une lumière résiste à la clarté du jour.
Son écran de PC est resté allumé.
C’est ainsi tous les jours, ami fidèle des bons comme des mauvais jours.
Rituel accompli, elle s’installe devant son écran.
Elle va lire les sourires des uns et le malheur des autres, de sites en sites, de blogs en blogs.
Elle m’a dit qu’elle avait besoin de papillonner pour s’extraire de ce que, moi, j’écris.
Son temps est ainsi fait, de ses joies, de ses peines, de ses envies, de rêves aussi.

A travers ses récits, à travers les images, elle refait son histoire, juste le temps d’une pause.

Soudain, un jour, contre toute attente, le téléphone la sortit de son silence.
Une voix masculine (la mienne !) provoqua en elle une vive émotion. Du moins, me le dit-elle.
Cette voix profonde et chaude, complice de moments ordinaires et intimes déclencha en elle un tourbillon d’images. Et elle n’eut de cesse que je la rappelle et la rappelle encore.

Les secondes s’égrènent lentement, la mémoire remonte le passé, et le temps ralentit son passage.
Hier redevient présent.
J’aimais à lui redire, elle aimait à m’écouter, s’amusait même à me faire répéter.
Et surtout mes mots de tendresse, mes mots de désirs.
Nos rires résonnaient comme l’écho des montagnes.

Et j’entendais parfois à mon oreille qu’elle trouvait la jouissance en entendant mes mots. Parfois aussi, m’avait-elle confié, elle plongeait dans le plaisir en lisant mes lettres.
J’avais senti qu’elle aimait me dire comment elle s’était donné son plaisir.
Nous aimions nos désirs mutuels qui se complétaient.
Parfois nous oubliions la distance, nous en oubliions l’absence.
Comme on s’arrête sur une image, la vie s’est arrêtée aux souvenirs partagés.

Nous avons gardé dans nos coeurs ces souvenirs qui ne sont pas encore écrits mais qui ne s’effaceront jamais.
Hantés par le désir que nous avons eu l’un de l’autre, privés de plaisirs parallèles, traversés par les mêmes envies, nous avons conjugué un lendemain heureux.
Un échange où tous les mots sont permis, où toutes les envies sont bienvenues car, jamais, n’exista une telle osmose érotique qu’entre nous deux, malgré la folie apparente de nos pulsions, où chacun laisse divaguer son esprit au risque de ne voir s’écouler les minutes.

Mais la barrière du temps ironique et cruelle suspend notre « entre-deux ».
Elle passe devant la glace et se regarde.
Son imagination fait corps avec l’image qu’elle lui renvoie.
De ses deux mains elle coiffe ses cheveux, lentement elle les démêle.
Sa nuque est dégagée, elle sent les baisers passés que je lui aurais offerts là.
Et là aussi, et encore là, surtout là…

Elle ferme les yeux et sort de la réalité.

mainreins

Elle sent une présence, devine la chaleur d’une bouche qui dépose un tendre baiser, ressent la caresse frôler sa nuque et son corps s’abandonne.
Elle a dans son esprit un rêve, et le tourbillon de l’amour dans son coeur.

Elle jette un regard discret autour d’elle.

Elle sourit, alors qu’elle a envie de pleurer, son ami le silence est toujours là, elle s’assoit, hésite un court instant, puis se décide.

Les mains s’avancent vers le clavier qui attend, elle commence à écrire, un mot, puis deux et les phrases s’enchaînent malgré la lenteur de ses petits doigts maladroits et timides…
Il aura suffi de quelques instant magiques,
du souvenir de nos dialogues tendres et chaleureux,
de la réminiscence de nos écrits doucement érotiques,
parfois torrides pour qu’en un éclair
son esprit ait envie d’écrire pour mieux se souvenir.

Elle ferme les yeux, des larmes coulent doucement,
elle enlève sa culotte, symbole des envies qui l’étreignent si souvent.
Elle la pose sur ses cuisses nues et glacées.

Ses doigts s’agitent à nouveau sur le clavier et l’histoire prend vie…elle pleure à chaudes larmes car elle a sottement décidé qu’il valait mieux pour elle rester malheureuse sans cette folie qui l’avait si totalement étreinte…

Elle voudrait écrire… elle ne sait plus… elle pleure autant que son sexe est ému…

Elle, maintenant, se sent forte, elle veut le croire depuis qu’elle s’est libérée de cette incroyable et douce emprise qui lui avait enfin apporté… tout ce à quoi elle aspirait depuis si longtemps…

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16 septembre 2019

Voyelles...Consonnes...

Il m’est arrivé un jour de croiser une consonne sur un papier
qui se sentait seule abandonnée
elle invita sa soeur jumelle
et ses cousines les voyelles
puis d'autres lettres sont arrivées
ensemble elle se mirent à danser
une ronde qui grandissait
qu'elles appelèrent alphabet

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A demanda qu'allons nous faire
M répondit un dictionnaire
O ne pensait qu'à jouer
U était en train de rêver
R s'écria réfléchissons !
avec un point d'exclamation
toutes se firent un peu de souci
ayant peur de mourir d'ennui

Alors elle se sont concertées
jusque très tard dans la soirée
afin d'avoir la solution
à leurs interrogations
on ne sait par quel grand mystère
ou quel petit grain de folie
que dans tous les sens elles allèrent
puis trouvèrent l'idée de génie

De petits groupes se formèrent
pour s'amuser au jeu des mots
les unes aux autres se mélangèrent
à qui formerait les plus beaux
de vers en vers toute la nuit
elle m'enivrèrent de poésie
ainsi naquit ce doux poème
pour le plaisir de lui dire… Chut !!!

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15 septembre 2019

Au concert

Présentation

Après avoir travaillé durant des semaines à préparer cet évènement, il était tout à la fois heureux et inquiet d’assister enfin à l’ultime répétition de ce concert inédit.

Deux de ses élèves, un baryton et une soprano présentaient une série de duos, accompagnés par un orchestre en petite formation                                                                                                                                       

Une centaine de privilégiés avaient été autorisés à assister à cette Générale.

_UINTET

Mozart, Massenet, Verdi, Offenbach etc. ont été à l’honneur et l’assistance a fait un beau succès aux artistes.

Le traditionnel « pot » eut lieu sur scène avec les artistes et quelques invités. Tout le monde avait chaud, nous étions à la mi-juillet, la salle était fort mal climatisée.

Le directeur du théâtre le félicita pour la qualité et l’émotion de ses élèves et croisa les doigts en vue du concert !

« Permettez-moi de vous présenter Madame N… , une amie, qui, bien qu’amateur, a une fort jolie voix et souhaitait vous rencontrer ».

Il tourne les yeux vers la femme qu’on vient de lui présenter, esquisse comme à son habitude un baisemain, sans aller jusqu'au bout du geste, tout en ne quittant pas les yeux de celle qu’il voit légèrement ciller.

    - « Je me doute que ce n’est probablement pas le moment de vous importuner à la fin d’une répétition mais cette répétition m’a enchantée. Vos élèves ont la chance d’avoir un bon professeur ».

- « Merci » répond-il brièvement, continuant à la fixer .
    - « Accepteriez-vous de m’entendre, je ne suis pas une professionnelle mais avoir votre avis me serait très précieux. »

    - « Je ne prends plus de nouveaux élèves, surtout quand ils n’en font pas leur métier. Mais je veux bien qu’on en parle tout à l’heure »

Elle se sent légèrement rougir, sa respiration se fait plus courte ; elle ne sait pas ce que signifie ce "tout à l'heure". Lui est parti retrouver des amis ou d'autres artistes, elle ne sait pas. Mais elle se sent tout à la fois furieuse qu'il lui ait tourné le dos sans attendre sa réponse et troublée par l'intensité de son regard par lequel elle s'est sentie happée.

Elle est décontenancée, ne connaissant personne ; il fait plus chaud sur scène que dans la salle. Elle est pourtant habillée légèrement, une robe noire avec un liseré rouge au décolleté, manches mi-courtes, mais elle sent qu'elle transpire, chose assez inhabituelle chez elle, et elle craint que ses aisselles en portent la trace.

Elle n'a pas remarqué le petit manège de cet homme qui la suit des yeux à plusieurs occasions, s'arrangeant pour se retourner de façon à l'apercevoir tout en conversant. Il lui trouve une certaine allure, assez grande, plutôt fine, non se dit-il en souriant intérieurement au vu de sa croupe ; quelle étonnante pensée à l'égard d'une femme inconnue qui semble attendre qu'il lui donne quelques conseils.

Elle est partagée entre l'envie de partir et celle de rester puisqu'il a dit "tout à l'heure". Elle se dirige vers un petit buffet où quelques rafraichissements sont offerts. Bizarrement, elle se demande si elle va boire quelque chose alors que depuis un bon moment une envie pressante la tenaille... Elle demande un verre de vin blanc qui semble bien frais; elle pose le verre sur son front , sur ses joues, pour en absorber la fraîcheur.

Première leçon

« Ainsi donc, vous êtes une amie de ce cher directeur ? »

Elle ne l’a pas entendu se glisser derrière elle, elle sursaute légèrement en entendant sa voix grave à son oreille, une voix profonde, agréablement rauque.
« Eh bien, non, pas vraiment, c’est une relation de mon mari, je ne sais même pas comment ils se sont connus. » répond-elle en se retournant maladroitement car il est si proche d’elle que leurs corps se frôlent. A nouveau, elle sent qu’elle rougit et cela l’agace qu’il puisse s’en rendre compte car elle n’est plus une oie blanche, dans une belle quarantaine de femme plutôt sûre d’elle-même, qui, sans être gourgandine, a tout de même vécu.
 

-« Puisque nous sommes dans un théâtre et que j’ai pu saluer les gens qu’il me fallait voir, je veux bien vous entendre maintenant. Venez, il y a une salle de répétition juste derrière la scène. »
 

« Mais…comme ça, maintenant ? Je ne suis pas prête, pas préparée, je n’ai pas de partition et puis … »
 

- « Et puis quoi ? Vous changez d’avis ? Comme il vous plaira, ma chère »
  

- « Non, ce n’est pas ce que je voulais dire, je ne change pas d’avis, très peu souvent, je sais ce que je veux » répond-elle, tentant de reprendre l’avantage.

- « Figurez-vous que moi aussi, je sais ce que je veux ! A commencer, ne pas perdre mon temps. Alors, ou vous me suivez maintenant ou nous nous disons au revoir. »
 

- « Bien d’accord, accordez-moi quelques minutes, s’il vous plaît.

Pouvez-vous m’indiquer où sont les toilettes ? »

métronome


 

« Tout à l’heure, venez… » 

Son ton est péremptoire, même si la voix est douce et le regard rieur.
Sans attendre son acquiescement, il tourne les talons et se dirige vers le fond de la scène. Elle le suit, fixant sa silhouette, il est assez grand, les épaules larges, une allure imposante ; il a un pantalon noir, une chemise noire, elle s’étonne de son regard à elle qui suit le mouvement de ses fesses… Ils sont sortis de scène, il ouvre une porte, la laissant courtoisement passer. Elle se demande s’il fait exprès de la fixer dans les yeux, systématiquement.
C’est un petit studio, un piano droit dans un angle, une table, plutôt un guéridon, une chaise, un fauteuil, un grand miroir est fixé au mur.

Il s’assoit derrière le piano, sur un tabouret, la regarde :

Respiration

- « Approchez, montrez-moi comment vous respirez. »
- « Comment je respire ? Ben, normalement ! répond-elle en prenant une respiration assez profonde.

« Eh non, ma chère petite, il n’y a pas de respiration normale dans le chant ; il vaut mieux respirer par la bouche que par le nez, et on respire avec le ventre »


Ma petite, ma petite… pour qui se prend-il ???
« Approchez-vous, respirez lentement, profondément » lui dit-il alors en posant ses mains de chaque côté de sa taille, à hauteur de ses côtes. Elle s’exécute, soudainement troublée par le contact de ces mains qu’elle sent à la fois douces et fermes, chaudes.
« Non, vous n’ouvrez pas vos côtes, je ne vois pas votre ventre respirer, il doit se gonfler légèrement. Recommencez »
 
 
Il parle doucement mais elle décèle une fermeté certaine qui contribue à l’émouvoir sans qu’elle comprenne pourquoi.
Ces mains posées sur ses côtes à quelques centimètres de sa poitrine, cette voix qui l’enveloppe soudain…
Elle respire à nouveau, plus posément, essayant d’ouvrir ses côtes.


« Non, vous ne comprenez pas. La respiration doit venir du diaphragme, plus exactement, celui-ci est le soutien d’une sorte de colonne d’air. Recommencez encore. »


Il laisse sa main droite sur ses côtes et pose sa main gauche sur son ventre, cinq ou dix centimètres au-dessus de son pubis.
« Respirez, repoussez ma main gauche, sans vous raidir ni vous contracter. »


Il est toujours assis sur le tabouret de piano, elle debout devant lui, légèrement entre ses jambes écartées, il regarde son thorax, puis son ventre, puis il la regarde dans les yeux.
C’en est trop, presque trop, elle frissonne, la chaleur inouïe de sa main gauche sur son ventre la transporte ailleurs, elle ferme les yeux l’espace d’un instant, comme pour reprendre ses esprits. Elle a de plus en plus chaud, ou n’est-ce qu’une impression ?
Elle sent la transpiration perler à ses aisselles, elle s’efforce de le regarder à son tour, elle respire comme il le lui a dit, tentant de jouer de son diaphragme pour repousser sa main, cette satanée main qui produit bien d’autres effets beaucoup plus intimes.


« C’est un peu mieux, mais il va falloir vous entraîner, apprendre à respirer comme un chanteur. Je verrai la prochaine fois si vous vous révélez une élève attentive et assidue. »
 

« La prochaine fois ? » dit-elle
« Oui, vous allez travailler ces deux vocalises, trente minutes chaque jour, sans forcer, sans dépasser les limites indiquées ; je verrai alors. Vous avez un piano chez vous ?»

 Elle reste interloquée quelques secondes, ce type, insidieusement est en train de prendre pouvoir sur elle, elle qui ne s’est jamais laissé manipuler ainsi, ou si rarement.


« Pardon, il faut vraiment que vous m’indiquiez les toilettes »


 
Depuis plusieurs minutes, elle se retient, contient son envie de faire pipi, elle serre les fesses malgré elle…


« Vous venez de vous rendre compte que maîtriser sa respiration vous a fait oublier votre besoin d’uriner. Vous comprendrez tout ce que la respiration peut vous apporter.

Bon, c’est au bout du petit couloir, à gauche je crois.

Dépêchez-vous. Vous auriez pu prendre vos précautions pour éviter de me faire attendre. »
 

Libération


Le mufle, pense-t-elle, c’est lui qui m’a empêché d’y aller tout à l’heure !
Elle se hâte, ouvre une porte, c’est plutôt une salle de douche, petit lavabo, une cabine de douche, et la cuvette tant attendue ! Elle ne s’assoit jamais dans des lieux d’aisance (quelle curieuse expression !) inconnus.

Aujourd’hui, sans savoir pourquoi, presque par un étrange réflexe, elle sort vite de sa pochette du soir une petite lingette (elle en a toujours dans son sac), essuie rapidement l’assise des toilettes, trousse sa robe, baisse sa culotte, noire également et prend place.

Elle repense soudain à une ancienne lecture qui l’avait chamboulée il y a plusieurs années, l’Ennui de Moravia ; elle repense à cette scène où Cecilia, l’amante de Dino, fait ingénument pipi devant lui. Tout en revoyant le regard de cet homme qui l’attend…
Pourquoi cette pensée aujourd’hui ? Elle n’a jamais nourri de désirs, de fantasmes de cet ordre.
Goûtant à la libération tant attendue de sa vessie, elle enlève sa culotte qui lui confirme l’excitation qu’elle ressent, elle en voit les traces et n’hésite guère à en respirer les fragrances.

toilette (2)

Mélange d’épices, d’odeurs de musc, de transpiration.

Elle s’essuie rapidement mais soigneusement, sort une autre lingette qu’elle se passe sur le sexe et entre les fesses, rajuste sa robe sans remettre sa culotte décidément trop humide qu’elle glisse dans son sac.
Un coup d’œil dans la glace au-dessus du lavabo, arrange distraitement sa chevelure, s’envoie un sourire rapide et se dirige à nouveau vers le studio, se demandant comment elle va résister à l'ascendant que ce diable d'homme exerce sur elle, elle qui ne s'est jamais laissée manœuvrer.

SUITE PROBABLE

 

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CLAP...UNE...PREMIERE...MOTEUR!

Je voudrais savoir que mes mots vous « romantisent »
Je voudrais sentir mes envies vous  affoler
Je voudrais allumer le brasier de vos émois
Je voudrais sentir votre souffle me frôler
Je voudrais sentir mes caresses vous égarer
Je voudrais sentir que vous avez envie
Quand mes paroles caressent votre âme
Je voudrais sentir que tu en jouis
Quand j’enflamme ton cœur interdit
Je voudrais que mes mains glissent sur ta peau
Je voudrais te murmurer ces mots
Je voudrais découvrir vos affolements
Je voudrais vous extasier lentement
Quand, de mes yeux, je caresserai tes désirs
Je voudrais que nos corps soient excités
Je voudrais que tu m’offres de ton âme la virginité
Je voudrais te faire goûter aux plaisirs inconnus
Je voudrais vous emporter aux pulsions irréelles
Quand mes mots vous emporteront dans leur réel
Je voudrais que mes désirs t’enflamment
Je voudrais que de mon vit, ta bouche salive
Je voudrais sentir que dans votre chatte, votre émoi s’active
Je voudrais sentir vos mains empoigner mes couilles
Je voudrais sentir dans ton ventre, que tout s’embrouille !
Je voudrais sentir poindre votre bien-être
Quand, de ma tendresse, je t’inonderai.
Je voudrais par-dessus tout que votre cœur fasse « boum »…
Mais l’amour est aveugle, si l’on en croit les dictons…
Et lorsqu’on est aveuglé, on ne sait plus où est la vérité,
On passe à côté de la réalité.
Mais le désir se noie dans le silence.
Et le silence tue parfois la sensation.
Seul le silence pourrait désespérer.
La cécité mêlée à la surdité détruisent l’intuition.
Dans quel pays inconnu aurais-je pu découvrir ses attentes, ses aspirations ?

espoir

Elle désirait sentir ses envies l’affoler

Elle voulait sentir son souffle la frôler
Elle aspirait dans ses caresses le noyer
Elle souffrait de sentir qu’elle avait tant envie
Elle voulait lui offrir son fruit au fond de son puits

Quand sur ses genoux il la coucherait pour la nuit
Elle attendait que ses mains embrasent sa peau

Elle le remerciait de lui offrir ses sentiments
Elle voudrait tant oser lui murmurer ces mots
Elle voulait découvrir par Lui ses affolements
Elle voudrait savoir l’exciter intensément
Elle voudrait que leurs corps soient enflammés
Elle voudrait lui offrir de son cul la virginité

Quand, doucement, il forcerait son anneau
Elle brûlait de plonger dans les plaisirs méconnus
Elle voulait se laisser emporter par-delà ses interdits
Elle espérait tant que ses envies ne soient plus des non-dits
Elle voulait que par son vit, sa chatte salive

Et que tout autour sa langue s’active

Elle brûlait aussi de ses mains emprisonner ses couilles

Elle voulait sentir dans sa tête, que tout s’embrouille !

Elle voulait par-dessus tout que son cœur fasse boum !

coeur

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